Derrière le coût d’un site internet

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Nous mesurons à quel point il peut-être parfois déroutant pour un client de solliciter des agences et de recevoir des évaluations budgétaires allant du simple au double pour un même projet. Soyons honnêtes, c’est un cas de figure fréquent. L’accès facilité à la technologie, à l’auto-formation et au savoir technique sont en partie responsables de ce phénomène, mais pas seulement.

La conception d'un site ou d’une application fait appel à plusieurs expertises dont certaines ne se traduisent pas aussi visuellement que d’autres.

Et c’est là que les choses se compliquent.

Ces expertises se révèlent non pas au premier regard, mais lorsqu’on utilise le service en conditions réelles avec un ou plusieurs objectifs à atteindre. Un site internet peut-être séduisant en surface mais peu performant lorsqu’il s’agit de convaincre ou de convertir. Tout comme un appareil ou un accessoire peut-être plaisant d'aspect tout en étant peu pratique à manipuler du fait d’une ergonomie mal pensée. Tout le monde a un jour vécu une expérience en ligne de mauvaise qualité, car confuse, trop longue, ou irritante.

Derrière le coût d’un site internet

À l’inverse, certaines expériences digitales nous sont agréables dès les premières interactions. Il est parfois difficile de l’expliquer car c’est un « ressenti », un effet produit par une combinaison subtile de détails, qui là aussi résulte de connaissances fines : clarté de la proposition et des messages, rédaction, tonalité, ergonomie, graphisme et typographie. Il y a quelques années de cela, il n’était pas rare que soit cité en référence dans un brief le site d'Apple. Y compris pour des projets n’ayant aucun trait commun avec les produits de la marque. Son interface organisée et minimaliste, la qualité de la prise de vue et de la rédaction en faisaient un exemple d'expérience réussie pour beaucoup.

À nous d’expliquer alors que pour atteindre un tel résultat, il ne suffisait pas d’en copier l’interface, mais plutôt la méthodologie. C’est ce que nous faisons encore aujourd’hui.

Ces strates « invisibles à l’oeil nu » sont pour nous indispensables car elles conditionnent le succès et la performance globale du service.

Mais aussi sa durée de vie. Cette valeur ajoutée a un coût, mais nous la considérons plutôt comme un investissement. En 2018, j’avais abordé ce sujet dans un article sur les liens entre design et performance économique à partir de l’étude « The business value of design » de Mc Kinsey. Notre point de vue sur le sujet n’a pas changé : les entreprises qui misent sur le design tireront toujours mieux leur épingle du jeu.

Mais tout ne se joue pas sur le conseil, les choix technologiques peuvent également faire pencher la balance.

C’est un parti-pris que nous avons fait à la création de l’agence : celui d’un questionnement régulier sur la technologie. Nous aurions pu miser comme beaucoup sur une ou deux plateformes open-source et construire tous nos projets autour de ces socles pendant des années. Cette posture confortable et rassurante n’a pas toujours que des avantages pour le client : instabilité, maintenance, versions, obsolescence, lourdeur. Autant de réalités avérées que nous avons vécues et choisi d’épargner à nos clients au profit de solutions tournées d’avantage vers l’utilisateur que vers le développeur (Dans notre cas, Shopify pour le e-commerce, Contentful et Kirby comme gestionnaire de contenus, Netlify ou Always Data pour l'hébergement).

Au final, le budget d’un site internet dépend fortement de l’ensemble de ces choix et d'une méthodologie propre à chaque agence.

Mais aussi de la part d'innovation et d’ambition qu’elle souhaite y investir, des objectifs qualitatifs qu’elle se fixe, de l’expérience de ses collaborateurs. Autant d’éléments qui viennent s’additionner aux jours de travail évalués pour chaque phase du projet. C’est ainsi que s’organisent nos propositions budgétaires, à nous de les rendre explicites aux yeux de nos clients.

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